Rapport Annuel 2020
01

Avant-propos

Recycler les déchets d’emballages industriels, c’est avant tout jouer collectif.

Francis Huysman

Valipac, une success-story dont la Belgique peut être fière.

La Belgique fait figure d’exemple sur la scène européenne en étant le seul pays européen à avoir mis en place un organisme spécifique pour la gestion des emballages industriels.
Et nous nous en sortons plutôt bien : non seulement 80 % de la quantité d’emballages industriels mis sur le marché belge sont aujourd’hui réutilisables (3.100.000 tonnes), mais de plus, l’industrie belge peut se targuer d’un taux de recyclage de 89,4 % pour les emballages à usage unique. Nous atteignons et dépassons ainsi les objectifs européens d’une manière économiquement efficace.

2020 a été une année difficile et spéciale pour nous tous. Malgré cela, notre équipe a continué à travailler à plein régime pour obtenir de beaux résultats. Conformément à la vision que nous avons définie avec nos partenaires, nous avons continué à nous concentrer sur la circularité des emballages industriels. En 2020, nous avons traduit cette vision en quatre grands domaines d’action que nous décrirons amplement dans ce rapport.

Va Defi 1

Augmenter le taux de recyclage

Le nouvel Accord de Coopération, qui régit la gestion des emballages ménagers et industriels pour les trois régions belges, fixe des objectifs de recyclage très ambitieux pour les années à venir. Le défi est de taille et nécessitera l’implication de toutes les parties prenantes.

Va Defi 2

Assurer la traçabilité pour garantir le recyclage

Jusque début 2018, la Chine était le principal acquéreur de nos déchets d’emballages industriels en plastique. Lorsque la Chine a fermé ses frontières aux importations de déchets, des installations situées en Asie du Sud-Est se sont multipliées pour traiter les déchets, entraînant une baisse de la traçabilité. En attendant que l’Europe développe les infrastructures nécessaires au traitement de ses déchets, il est impératif d’assurer une traçabilité sans faille pour tous les flux recyclés au sein ou en dehors de l’Europe.

Va Defi 3

Stimuler le recyclage local

Les exportations de déchets d’emballages industriels vers l’Asie ou la Turquie ne sont pas une solution durable. Trois conditions essentielles doivent être réunies pour développer le secteur du recyclage au niveau local :

  1. la rentabilité financière
  2. la garantie d’apports suffisants
    et constants en déchets
  3. la disponibilité de débouchés pour
    les matières recyclées.

Le développement des capacités de recyclage au niveau local est un travail de longue haleine, c’est pourquoi nous en posons aujourd’hui déjà les jalons.

Va Defi 4

Promouvoir la recyclabilité et la circularité

Nos entreprises investissent depuis des années dans le développement d’emballages ménagers plus écologiques. Pour les emballages industriels, nous en sommes encore au point mort, la plupart du temps à cause d’une méconnaissance des processus de recyclage. Les emballages industriels doivent désormais correspondre à des critères permettant un recyclage de haute qualité.
Nous avons encore beaucoup de pain sur la planche. Mais chez Valipac, nous sommes convaincus qu’avec nos partenaires, une équipe forte et sous l’impulsion de notre nouveau président, nous allons boucler le cercle des emballages.

Francis Huysman,
Managing Director

Ensemble, partageons la responsabilité et œuvrons au quotidien à un avenir plus durable.

Résultats financiers 2020

Paiement des primes aux entreprises

Valipac soutient financièrement les entreprises qui trient les déchets d’emballages industriels.
5.810 entreprises ont démarré le tri en 2019 et ont bénéficié pour la première fois d’une prime de Valipac.
Au total, 37.370 entreprises ont bénéficié d’une prime de Valipac en 2019.

Les bénéficiaires sont principalement des (très) petites entreprises

primes
  • Très petites entreprises
  • Petites et moyennes entreprises
  • Moyennes entreprises
  • Grandes entreprises

Part relative des primes dans le montant total

primes
  • Prime démarrage
  • Prime sacs
  • Prime recyclage bois
  • Prime recyclage plastique
  • Prime conteneurs (hors sacs)

Nous clôturons l’exercice 2019 avec un résultat positif de 600.000 €.
Nous avons obtenu un résultat financier exceptionnel sur nos investissements de 974 000 €.

Revenus de facturation clients

13.506.000 €

Rétributions déballeurs

7.245.000 €

Frais de fonctionnement

5.242.000 €

Rétributions collecteurs

2.252.000 €

Reprise de provision des années précédentes

1.833.000 €

Résultat de l’exercice 2019

600.000 €

Co-responsabilisation

Agir ensemble pour une économie circulaire.

Co Responsabilisation

Co-responsabilisation

Au second semestre de 2020, nous avons lancé notre nouvelle campagne corporate intitulée « Recycler les déchets d’emballages industriels, c’est avant tout jouer collectif ». Le titre et le visuel de cette campagne traduisent parfaitement la vision que nous avons définie avec l’ensemble de nos parties prenantes, celle d’agir ensemble pour une économie circulaire des emballages industriels.

L’une des plus belles réalisations de l’année 2020 en matière de co-responsabilisation aura été sans conteste la signature du Plan Emballages Industriels. Sous l’égide de la Plateforme Emballages de la FEB, et en collaboration avec Valipac, le monde industriel belge a élaboré un plan d’action ambitieux comportant des actions concrètes et des objectifs spécifiques pour relever les principaux défis de la circularité des emballages industriels et rendre le système belge encore plus performant.

Collecte
Va Icon Ecodesign

Prévention & Eco-design

  • Inclure la circularité dans les plans de prévention
  • Création d’un Hub pour partager les connaissances
  • Stimuler les livraisons en vrac
  • Multiplier les emballages réutilisables
  • Développer des lignes directrices
    de Design4Circularity
  • Introduire l’éco-modulation
Va Icon Collecte

Collecte selective

  • Augmenter la collecte sélective
  • Mesurer pour plus d’efficacité
Va Icon Recycle

Traçabilité et recyclage en Europe/Belgique

  • Vers une traçabilité maximale
  • Favoriser le recyclage en Belgique
  • Démontrer le recyclage
  • Stimuler l’utilisation de contenu recyclé

3 Piliers

12 Thèmes

24 Engagements

Timeline

2020

  • La quantité de déchets d’emballages industriels contenus dans les déchets résiduels est déterminée
  • 80 % des destinations des emballages industriels en plastique sont identifiées

2021

  • Les livraisons en vrac sont recensées
  • Les lignes directrices pour les emballages industriels recyclables sont élaborées
  • 80 % des destinations des emballages industriels en papier/carton sont identifiées
  • Le hub circulaire est créé
  • Les visites chez les recycleurs sont planifiées

2022

  • Les flux non recyclés sont identifiés
  • Mise en place d’une mesure de référence de contenu recyclé

2023

  • Des solutions de recyclage sont recherchées pour un flux non recyclé par an

2024

  • Valipac introduit l’éco-modulation
  • 100 % des destinations de tous les emballages industriels sont identifiées
  • Les entreprises intègrent des matériaux recyclés dans leurs nouveaux emballages

2025

  • Le nombre d’entreprises qui trient augmente de 25 %
  • Mesure de l’engagement d’intégration de contenu recyclé

2030

  • Les entreprises utilisent au minimum 80 % de palettes réutilisables pour les livraisons vers la Belgique
  • Les déchets d’emballages industriels contenus dans les déchets résiduels diminuent de 20 %
  • Le nombre d’entreprises qui trient augmente à nouveau de 25 %

Ce plan s’intègre parfaitement dans notre vision circulaire qui identifie 4 grands défis pour les emballages industriels : augmenter le taux de recyclage, assurer la traçabilité pour garantir le recyclage, stimuler le recyclage local et promouvoir la recyclabilité et la circularité. Nous voulons relever ces défis en co-responsabilisant toutes les parties prenantes de la chaine de valeur.

Defi 1

Augmenter le taux de recyclage.

Défi 1

Pour l’année 2019, nous avons démontré que 89,4 % des emballages industriels mis sur le marché belge ont été recyclés. Ces résultats sont calculés conformément aux réglementations belges et européennes actuelles.

En 2020, la crise du COVID 19 a entrainé la fermeture prolongée de bon nombre d’entreprises belges, ce qui a provoqué une diminution de 15 % de la collecte des déchets industriels. Sur la base des informations rassemblées jusqu’à présent, la quantité de déchets d’emballages industriels collectée reste stable (résultat avant contrôle).

Du côté des tonnages mis sur le marché, nous pouvons également nous attendre à une diminution mais nous ne pouvons pas encore en estimer l’ampleur (les déclarations sont introduites fin février). Il se peut que ces diminutions résultent en un statu quo du taux de recyclage par rapport à l’année 2019.

L’un des défis majeurs pour atteindre les taux de recyclage fixés par le nouvel Accord de Coopération sera d’augmenter la collecte sélective du plastique.

Les objectifs de recyclage imposés par le nouvel Accord de Coopération, qui régit la gestion des emballages ménagers et industriels pour les trois régions belges, sont très ambitieux.

Cet accord prévoit une augmentation progressive du taux minimal de recyclage des emballages industriels. D’ici 2030, les entreprises belges devront démontrer que 65 % des emballages industriels en plastique qu’elles mettent sur le marché sont effectivement recyclés. Nous sommes donc confrontés à un défi de taille et toutes les parties prenantes devront être impliquées dans ce processus.
Dans l’ensemble, les entreprises trient de mieux en mieux, mais il reste encore de la marge.

Taux de recyclage des emballages industriels en 2019

Réalisations 2020

Campagne de sensibilisation

Quelles actions avons-nous menées en 2020?

Afin de stimuler la collecte sélective des films plastique des entreprises, nous avons lancé en septembre 2020 une campagne de marketing en collaboration avec 13 collecteurs affiliés auprès de plus de 17.000 entreprises qui, aujourd’hui, ne trient pas encore ce flux.

La collecte des films plastique est en réalité un processus assez simple. Les collecteurs de déchets industriels proposent des sacs qui sont tout simplement enlevés lors de la vidange du conteneur pour le papier/carton. Les coûts de collecte, de tri et de traitement du film sont inclus dans le prix d’achat des sacs.

Pour faire passer le message aux entreprises de manière efficace, nous avons fait appel aux «coaches de tri» Nic Balthazar et Patrick Ridremont. A l’aide de conseils concrets, ils ont encouragé les entreprises à trier leur film plastique. Plus de 5.000 entreprises ont reçu un kit de démarrage contenant 3 sacs gratuits. Au bout d’un mois, 69 % des entreprises ont indiqué qu’elles avaient déjà commencé à utiliser les sacs, et 64 % envisageaient d’acheter ces sacs à leur collecteur de déchets à l’avenir.

 

Patrick Ridremont
Acteur et coach de tri en entreprise

Frederique Valipac

Résultats de la campagne

Répartition géographique des sacs distribués

map

Répartition sectorielle des sacs distribués

  • voiture 20%Commerce de voitures et stations essence
  • horeca 14%Horeca
  • commerces 14%Commerce de gros et de détail non alimentaire
  • construction 13%Construction
  • services 8%Services
  • commerces7%Commerce de gros et de détail alimentaire

15.750

sacs gratuits distribués

17.100

entreprises contactées

13

collecteurs participants

Pourquoi les entreprises ne trient-elles pas leurs déchets de plastique ?

A l’automne 2020, nous avons mandaté le bureau d’enquêtes Haystack pour la réalisation d’une enquête sur les freins et leviers au tri des déchets de plastique en entreprise. Cette enquête de grande envergure a été menée auprès de 400 entreprises issues des trois régions du pays, de tailles et de secteurs très diversifiés.

Un peu plus de la moitié des entreprises interrogées (54 %) avoue que c’est plus simple de ne pas trier. Elles (52 %) sont confrontées à trop de flux de plastique différents et (49 %) estiment avoir trop peu de déchets de plastique pour trier.

Les raisons qui motivent le tri sont liées aux raisons pour lesquelles les entreprises ne trient pas.

La majorité d’entre elles (85 %) souhaiterait pouvoir collecter toutes les sortes de plastique dans un seul récipient et (79 %) et est à la recherche d’instructions claires. Du matériel de communication pourrait les aider à mettre en place une démarche de tri (75 %).

Les entreprises qui ne trient pas leurs plastiques ne savent souvent pas comment s’y prendre ou supposent (à tort) que cela ne fait pas beaucoup de différence parce que les volumes générés sont plutôt faibles.
Nous voulons donc continuer à sensibiliser les entreprises à l’énorme potentiel du recyclage et leur donner des conseils concrets sur la manière de trier leurs films plastique.

Manque de motivation intrinsèque et d’informations claires : c’est plus simple de ne pas trier.

Defi 2

Assurer la traçabilité pour garantir le recyclage.

Traders Defi

Defi 2

Une question se pose de manière récurrente ces dernières années : où sont traités nos déchets ?

Grâce à des contrats passés avec des traders et à la collaboration des collecteurs affiliés, nous avons cartographié 90 % des destinations de nos déchets d’emballages industriels en plastique.

Qui sont les traders ?

Les collecteurs n’ont pas la possibilité de gérer eux-mêmes l’ensemble des processus de recyclage, dont certains impliquent un transport international et des formalités administratives complexes. Ils font donc appel à des traders, qui achètent les déchets, les trient et les acheminent vers des destinations de recyclage dans différents pays.

En raison de la sensibilité commerciale des informations, il n’a pas été facile de retracer le chemin parcouru par nos déchets industriels au-delà de nos frontières. Les négociations avec les traders ont duré deux ans.

Les accords signés nous donnent aujourd’hui accès, en toute transparence, à toutes les données concernant leurs clients en Belgique, la quantité de déchets d’emballages en plastique, les différents types de déchets d’emballages en plastique et l’identité des entreprises de recyclage vers lesquelles les déchets belges sont évacués pour être recyclés.

Réalisations 2020

90 % des destinations des plastiques identifiées

Nous sommes parvenus à conclure des accords avec huit traders, à savoir Broeckx Plastic Recycling, De Paauw Plastic Recycling, Fremo, Gemini, Kras Recycling, Peute Recycling, RVG Rohstoff (Fischer) et Synergy Tradeco. Ces huit entreprises sont une minorité parmi les 42 traders identifiés, mais elles représentent environ 85 % du volume de déchets d’emballages en plastique qui partent en trading.

Sur la base des informations fournies par les collecteurs et à présent par les traders, nous disposons aujourd’hui d’une vision claire de 90 % du marché du recyclage. Sur les 58.800 tonnes d’emballages industriels en plastique déclarées à
Valipac, 42 % ont été recyclées au sein de l’Union Européenne (e.a. Belgique, France, Pays-Bas, …), 39 % en Asie (e.a.Indonésie, Malaisie, Vietnam, …) et 19 % en Turquie.

Nous avons contrôlé les informations communiquées par les traders et, afin de contrôler la qualité du recyclage proprement
dit, et dès que la situation le permettra, nous renforcerons les contrôles auprès des recycleurs identifiés.

Destinations des déchets d’emballages industriels en plastique belges.

Prochaine étape : une traçabilité maximale et extension à d’autres flux.

Nous nous efforçons de rendre la chaîne des déchets d’emballages industriels aussi transparente que possible. Nous sommes la toute première organisation en Europe à réussir à identifier exactement où vont nos déchets d’emballages industriels en plastique.

Afin d’augmenter la traçabilité, nous voulons inciter les collecteurs affiliés à collaborer avec des traders qui ont signé un contrat avec Valipac et étendre notre collaboration avec d’autres traders.

Dans un premier temps, nous nous sommes concentrés sur les déchets plastiques car ce matériau présente le plus grand défi, mais entretemps, nous avons déjà commencé la cartographie d’autres flux de déchets tels que le papier/carton.

Defi 3

Stimuler le recyclage local.

Défi 3

Nous sommes tous conscients du fait qu’exporter nos déchets d’emballages vers l’Asie ou vers la Turquie n’est pas une solution durable. Mais quels déchets d’emballages partent à la grande exportation et pour quelle raison ?


Deux flux d’emballages industriels sont concernés par la grande exportation : le papier/carton et le plastique. Le bois et les métaux sont quant à eux recyclés en Belgique ou dans les pays limitrophes.

Pour quelle raison les cartons et les plastiques sont-ils exportés ?
Plusieurs facteurs jouent un rôle à cet égard, mais l’une des principales raisons est que les pays importateurs sont de grands consommateurs de matériaux recyclés qui constituent la matière première de nouveaux matériaux.

Nous savons aujourd’hui que 58 % des déchets d’emballages industriels en plastique sont exportés vers l’Asie et la Turquie. Pour le papier/carton, nous estimons aujourd’hui que 50 % du tonnage part à la grande exportation.

Peu d’investissements sont nécessaires pour développer une unité de recyclage de films plastique, ce qui explique le nombre important de destinations et complique la mise au point d’un système de traçabilité et de contrôle.

Pour le papier/carton, la situation est différente. Les investissements sont nettement plus importants et les papeteries sont de très grosses installations. Leur nombre est par conséquent beaucoup plus limité.

Que fait valipac pour stimuler le recyclage local ?

Le recyclage local est envisageable s’il est financièrement rentable, si les installations de recyclage ont la garantie d’apports suffisants et constants en déchets et si des débouchés sont disponibles pour les matières recyclées.

Sur les 58.800 tonnes d’emballages industriels en plastique déclarées à Valipac, 42 % sont aujourd’hui recyclées au sein de l’Union Européenne dont 75 % dans un rayon de 300 km autour de Bruxelles

Le recyclage local est un objectif à moyen terme pour lequel nous posons dès à présent les jalons. Nous souhaitons progressivement attirer les déchets exportés vers des installations de proximité. Les informations recueillies dans le cadre du suivi des collectes sélectives en entreprise nous permettent de cibler et personnaliser nos actions de communication et de sensibilisation. Nous comptons de cette manière augmenter le volume de films plastique collectés. Parallèlement, nous multiplions les projets innovants pour démontrer qu’il est tout à fait possible d’utiliser des matières issues des collectes sélectives pour fabriquer de nouveaux emballages.

Girl Tree

Réalisations 2020

Un coup de pouce au recyclage de flux marginaux

Les films et housses en PE représentent environ 80 % du volume des emballages industriels en plastique mis sur le marché belge. A côté de ces films, d’autres flux d’emballages industriels en plastique sontprésents sur le marché en quantités moins importantes. Citons par exemple les liens de cerclage, les mousses de protection, les seaux alimentaires, …

En termes de production de déchets, ces flux très légers sont présents en petites quantités par producteur et sont très dispersés sur tout le territoire. De ce fait, ils ne sont généralement pas collectés à la source et ne trouvent pas la voie du recyclage. Nous nous sommes fixé pour objectif de donner un coup de pouce à ces flux et de tester différents scénarios pour amener ces flux vers le recyclage.

Challenge Plastics Go Green and Circular

Le Challenge Plastics Go Green and Circular est une initiative de la Région Wallonne destinée à encourager les start-up et PME à innover davantage dans le domaine de l’économie circulaire et du plastique. 10 grands défis liés à l’économie circulaire dans le domaine du plastique ont servi de base à l’appel à projets à destination des PME et start-up. Les entreprises sélectionnées bénéficient d’une subvention de 15.000 € et d’un accompagnement sur mesure. En 2020, les deux défis que nous avons introduits auprès de l’initiative Challenge Plastics Go Green and Circular ont été sélectionnés.

Le premier défi a été introduit en collaboration avec NMC et était destiné à mettre au point un système logistique permettant de collecter les déchets de mousses de protection en PE aux différents endroits où ils sont générés et de les acheminer vers NMC afin qu’ils y soient recyclés.

Pour ce défi, un seul projet a été proposé mais n’a pas été sélectionné par l’organisation.
Le second défi que nous avons introduit consistait à apporter une solution logistique pour la collecte des seaux en PP utilisés dans le secteur alimentaire. Un projet a été sélectionné pour ce défi. L’entreprise porteuse de projet bénéficiera de la subvention de 15.000 € de la Région wallonne et de l’accompagnement technique de Valipac.

Liens Cerclage

Liens de cerclage

Les liens de cerclage sont indispensables à la sécurisation de certains chargements lors de leur transport. Mais une fois leur fonction remplie, ces cerclages se retrouvent dans les déchets résiduels. Nous avons donc relevé le défi, pourquoi les liens de cerclage usagés ne deviendraient-ils pas de nouveaux liens de cerclage ? Nous nous sommes mis à la recherche de partenaires locaux pouvant apporter une solution de recyclage pour ces liens de cerclage. Cette recherche nous a menés chez
Recostrap, une filiale du groupe néerlandais HSR.

En partenariat avec Recostrap et Ikea, nous organisons actuellement la collecte sélective des liens de cerclage en plastique dans les centres de distribution belges du géant suédois afin de les faire recycler en nouveaux liens de cerclage chez Recostrap.

Mousses de protection en ePE

Le polyéthylène est un polymère à multiples facettes. En plus des films pour palettes, des fûts et des bouteilles, les
emballages sont également fabriqués en polyéthylène expansé (ePE). Cet ePE est utilisé pour protéger les écrans d’ordinateurs et d’autres appareils, les vitres et les fenêtres, les profils laqués, bref tout ce qui est cassable ou fragile. Il y a un peu plus d’un an, nous avons été contactés par deux producteurs belges d’emballages en ePE pour les aider à mettre en place un système de retour.

Abriso-Jiffy et NMC souhaitaient faire collecter leurs emballages usagés auprès de leurs clients afin de les réutiliser dans la production de nouveaux emballages. Après quelques recherches, nous avons trouvé une belle quantité de déchets d’ePE chez Volvo (Cars et Trucks) et Audi qui, jusqu’à présent sont valorisés énergétiquement.

Les premiers essais ont été effectués et sont en cours d’évaluation. Une fois les résultats obtenus, nous examinerons avec Abriso-Jiffy et NMC quelles sont les possibilités d’étendre le projet et de le transformer en un système de logistique retour à part entière.

Mousses Protection

Influence du COVID 19 sur les cours des matières premières secondaires.

Affirmer que le COVID 19 a eu un énorme impact sur les cours des matières premières secondaires est un euphémisme. L’ensemble des marchés a été perturbé avec tantôt une flambée des cours, tantôt une chute extrême.

Papier/carton

2020 a été une année agitée pour le marché du carton. En diminution depuis 2017, les cours du carton ont connu une hausse impressionnante lors des deux confinements de 2020. Une hausse qui s’explique par la diminution des volumes collectés liée à une demande plus importante en emballages de médicaments, de nourriture et de papier toilette.

Film plastique

En chute libre depuis 2017 à la suite de l’interdiction d’importation en Chine, les cours des films plastique se sont stabilisés en 2018 et 2019 pour à nouveau chuter en 2020 en raison de la chute des prix du baril de pétrole brut. Le plastique vierge est actuellement financièrement plus intéressant que le plastique recyclé.

Bois

Les cours du bois sont sous pression depuis 2019, d’une part en raison de l’action dévastatrice du bostryche typographe, un coléoptère qui détruit les arbres des forêts allemandes et d’autre part, en raison de la forte chute de la demande étrangère.
L’action du bostryche peut encore durer quelques années. Les arbres contaminés sont abattus en masse, ce qui provoque une offre excédentaire gigantesque en bois frais. Les qualités inférieures (bois de recyclage) trouvent plus difficilement la voie du recyclage.

Métal

Les cours des métaux sont en baisse depuis 2019 en raison de la diminution des investissements en infrastructures en Chine et en Turquie.
La crise du COVID 19 a provoqué une nouvelle diminution importante des cours des métaux. L’arrêt momentané ou le ralentissement des activités de l’industrie automobile a provoqué une diminution des cours. Les premiers signes de reprise sont cependant en vue.

Defi 4

Promouvoir la recyclabilité et la circularité

Défi 4

Notre mission statement “Agir ensemble pour une économie circulaire” est tout sauf une coquille vide. C’est un objectif ambitieux. Avec l’ensemble de nos parties prenantes, nous recherchons des solutions pour recycler et réutiliser au maximum les emballages industriels.

En 2020, nous avons poursuivi le déploiement de nos projets circulaires innovants afin de créer une plus grande demande de matières recyclées en Europe.

16,9km de film circulaire mis gratuitement à disposition.

Kids Fire

L’effet tache d’huile des housses rétractables circulaires

En 2020, nous avons mis la touche finale au film rétractable circulaire fabriqué pour moitié à partir de matière recyclée et pour l’autre moitié d’un mélange de polymères vierges. Le procédé est économiquement rentable et n’a délibérément pas été breveté pour favoriser sa dissémination en masse.
La collaboration menée avec Wienerberger en 2019 a fait des émules au sein du secteur de la construction. D’autres entreprises phare de ce secteur effectuent actuellement des essais sur leurs emballages afin de remplacer la matière vierge par de la matière recyclée.

Réalisations 2020

Dissémination des housses circulaires

Pieter Bockaert

Marketing chez Bouwpunt

En collaboration avec la chaine de distribution Bouwpunt et Adimat leur centrale d’achats, Coeck Betonfabriek teste actuellement l’utilisation de sacs de matériaux (gravier, ciment, sable) fabriqués à partir de matière recyclée. Pour ce produit, l’impression du logo sur le sac serait réduite à maximum 5 %.

 

Ce qui est formidable dans cette collaboration, c’est la vision commune entre l’emballeur, le déballeur et Valipac.

« Nous pouvons toujours compter sur leur réseau et leur expertise pour le traitement adéquat des déchets. L’une des plus belles réalisations de Valipac à ce jour est le Clean Site System : la collecte sélective de films de construction et de housses de palettes usagées. Uniquement pour notre entreprise, plusieurs tonnes de plastique de construction sont «sauvées» de l’incinérateur chaque année grâce à ce système. Nous avons récemment démarré un projet dans le but de concevoir des emballages plus circulaires.

En collaboration avec Valipac, Bouwpunt et notre fournisseur Coeck, nous avons l’intention de réutiliser au moins 50 % des déchets de films plastique collectés dans nos emballages sous marque propre (sacs d’emballage de matières premières). Ce qui est formidable dans cette collaboration, c’est la vision commune entre l’emballeur, le déballeur et Valipac. Nous voulons étendre ce projet circulaire à la réutilisation des films étirables circulaires. »

Pieter Bockaert

Film de protection circulaire chez Saint-Gobain Autover

La réalisation majeure de 2020 ne concerne cependant pas le secteur de la construction. A la suite d’une publication sur LinkedIn destinée à faire la promotion des housses rétractables circulaires, Saint-Gobain Autover a pris contact avec nous. Un an plus tard, Saint-Gobain Autover a lancé un appel d’offres européen pour la fourniture de films de protection de parebrises fabriqués à partir de matière recyclée pour l’ensemble de leurs filiales en Europe. Les 600 tonnes de films utilisées chaque année par le groupe contiennent aujourd’hui 50% de plastiques recyclés issus des collectes en entreprise.

Timothee De Greift

Supply Chain Director for Saint-Gobain Sekurit AGR Activity & Managing Director of Autover Distribution in Bastogne

« Saint-Gobain s’est donné comme ambition d’être neutre en carbone d’ici 2050 et les étapes de notre voyage sont de mieux en mieux balisées. A l’échelle de la supply chain d’Autover, nos leviers d’actions principaux sont les emballages et les transports.

En juillet 2019, Valipac postait sur LinkedIn un appel à partenaires pour tester une solution de plastiques thermo rétractables contenant 50 % de matière recyclée provenant de collectes en entreprises.

 

C’est aussi une belle occasion de s’engager dans l’économie circulaire dans son sens le plus vertueux.

Ces plastiques nous permettent de protéger nos produits des griffes de manutention et de réduire le nombre de transports en chargeant un maximum de pièces par expédition. Nous nous sommes donc tout naturellement portés volontaires pour tester ce nouveau plastique recyclé. C’est aussi une belle occasion de s’engager dans l’économie circulaire dans son sens le plus vertueux. Après un premier test concluant à Bastogne, dans le magasin central européen d’Autover, nous avons lancé un appel d’offres au niveau européen pour alimenter l’ensemble de nos 28 magasins potentiellement consommateurs de ce type de produit.

Grâce à la consolidation des volumes de tous nos magasins européens, nous avons pu conclure un accord de fourniture global. Celui-ci nous permet de réduire de 34 % les émissions de carbone liées à la production de ce plastique, soit 211 tonnes de CO2 par an. Cela tout en maintenant notre compétitivité sur nos marchés et en ayant la fierté de contribuer activement à la transformation durable de nos activités. »

Timohee Dg

Belgian Business

Le saviez-vous ?

Les housses rétractables circulaires ont été nominées aux Best Belgian Award for the Environment de la FEB ainsi qu’aux Awards PRS Europe dans la catégorie Product Technology of the Year.

Ces nominations sont plus importantes que de gagner un prix ! Notre but ultime est de créer le plus de visibilité possible, afin de commercialiser notre produit aussi largement que possible, et donc de développer davantage les débouchés pour les matériaux recyclés.

Film étirable avec 25 % de matière recyclée

Chaque année, en moyenne, 40.000 tonnes de film étirable sont utilisées en Belgique. Un film étirable avec 25 % de matière recyclée serait déjà une très belle avancée. La formule est actuellement testée et mise au point. C’est un processus techniquement difficile car la composition du film étirable est très complexe. Le plus grand obstacle est lié à la faible épaisseur de ce matériau. On parle d’une moyenne de 20 mμ, ce qui signifie que tout contaminant présent dans le matériau recyclé sera rapidement vu et/ou ressenti.

En 2020, la société Mima Films est parvenue à fabriquer à l’échelle industrielle un film de 23 µm étirable à 250 % à partir de 25 % de matière recyclée. Les premiers essais ont démontré que ce film répond aux mêmes exigences que le film vierge. Des tests grandeur nature seront réalisés début 2021 auprès de Colruyt et Reynaers Aluminium. Entre-temps FNAC et Vandenborre ont également montré leur intérêt pour participer à cette transition circulaire. Notre objectif est de disséminer ce concept dans le secteur de la distribution en 2021.

Les encres circulaires

Les encres utilisées sur les films plastique à des fins de branding peuvent nuire à un recyclage de qualité. En 2019, nous avions entamé un projet dont l’objectif de départ était de développer des encres neutralisables lors du processus de recyclage. Cette piste a été écartée et nous évaluons actuellement deux autres pistes :

  • Supprimer l’impression sur les films (piste préférentielle). Le branding est effectué sur sleeve, banderole, sous couche en
    papier, …. Le film PE ne perd pas de sa valeur et peut être intégralement recyclé.
  • Limiter la quantité d’encre à un rapport encre/film normalisé (option choisie si l’impression n’est pas négociable). Si la quantité d’encre ne dépasse pas un certain seuil, un film gris circulaire peut être développé. Ce scénario peut fonctionner en cas de demande suffisante pour ces films gris.

 

Grâce à ces innovations, nous avons l’ambition d’accroître la demande en matériaux recyclés auprès des producteurs d’emballages en Europe afin d’évoluer vers un processus circulaire dans lequel chaque emballage pourra être entièrement réutilisé.

Les données en tant que catalyseur

En marge de ces quatre défis, nous poursuivons le développement de notre activité de recensement de la production de déchets industriels afin de la rendre plus performante et d’en maximiser la valeur ajoutée pour nos parties prenantes.

Depuis maintenant trois ans, les collecteurs affiliés nous communiquent les données relatives à la production de déchets industriels auprès de leurs clients (myClients Materials). A côté des données sur les déchets d’emballages industriels, nous disposons aujourd’hui d’une base de données unique qui rassemble le plus grand nombre de producteurs de déchets belges. Cette activité fait aujourd’hui de Valipac un acteur incontournable sur la scène des déchets industriels.

Une base de données unique

Notre approche est identique pour les trois régions de Belgique et nous appliquons la même méthodologie depuis trois ans. Les données sont comparables et sont interprétées de manière uniforme.

Valipac attache beaucoup d’importance à la qualité des données communiquées par les collecteurs. Les contrôles pointus réalisés par notre équipe de 8 collaborateurs garantissent la fiabilité des données.

Valeur ajoutée des données

Les données recensées nous permettent d’identifier là où se trouvent les opportunités en matière d’amélioration du tri. Grâce à ces données, nous avons pu mener une campagne de grande envergure pour sensibiliser les entreprises au tri des films plastique et réaliser une enquête pour déterminer quels sont les freins et leviers au tri des plastiques en entreprise. Nous avons poursuivi le développement de notre plateforme Insights qui fournit aux collecteurs affiliés des informations pertinentes non seulement sur leurs parts de marché et leur évolution mais aussi sur le potentiel d’amélioration du tri du papier/carton, des films plastique et du PSE auprès de leurs clients.

Nous examinons actuellement comment approfondir l’analyse des données pour les exploiter de manière performante.
Dans un avenir proche, nous recenserons également des données à d’autres endroits de la chaîne de valeur (par ex. contenu recyclé, destinations) afin de pouvoir apporter davantage de valeur ajoutée pour nos différentes parties prenantes et pour les autorités régionales.

Progression du tri en entreprise

  • Le pourcentage d’entreprises qui trient le papier/carton est en augmentation depuis deux années consécutives.
  • Le pourcentage d’entreprises qui trient le film plastique est en augmentation depuis deux années consécutives.
  • L’augmentation du nombre de sociétés qui trient les films plastique est supérieur à celui des entreprises qui trient du papier/carton.

Partenariat avec Fost Plus

Notre système de recensement de données de la production de déchets industriels a également abouti à une collaboration entre Fost Plus et Valipac. Les collecteurs affiliés nous ont communiqué quelles entreprises ont trié du PMC en 2019. Nous avons identifié quelles entreprises triaient ce flux pour la première fois en 2019. 1.234 entreprises ont ainsi pu bénéficier de la prime unique de 75 € octroyée par Fost Plus pour stimuler le tri des PMC en entreprise.

Mot de la fin

Avec ses nombreuses initiatives, Valipac a toujours fait figure de proue et ne recule devant aucun défi.

Lieven Stalmans

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je reprends le flambeau des mains de Roger Van der Linden, qui s’est consacré avec cœur et âme à cette belle entreprise pendant 15 ans, en tant que président de Valipac.

Valipac déborde d’énergie, notamment grâce au soutien de l’équipe, guidée ces dernières années par l’efficace tandem que forment Francis et Roger.

Les valeurs de Valipac me parlent beaucoup. J’ai également été agréablement surpris par l’approche pragmatique de Valipac. Le palmarès de réalisations et de défis relevés est impressionnant.

Avec ses nombreuses initiatives, Valipac a toujours fait figure de proue et ne recule devant aucun défi. C’est une organisation unique au monde, qui joue un rôle de pionnier en Europe et qui prend très au sérieux son rôle de centre de connaissances sur les déchets industriels. Valipac est non seulement une source d’informations fiable pour l’industrie et les autorités, mais surtout un partenaire au service de ses clients/membres.

La mission et la vision de Valipac sont fortes et je me ferai un point d’honneur de les mettre en pratique. L’une des tâches les plus importantes est de stimuler les partenariats innovants entre tous les acteurs de la chaîne de l’emballage et envers les décideurs politiques. Avec son rôle de pionnier et son nouvel accent sur l’innovation, Valipac est idéalement placée pour relever les nombreux défis de l’économie circulaire.

Ensemble, agissons pour plus de circularité de nos emballages industriels. De grands défis restent à relever, mais avec le bon esprit, nous réussirons. Je crois fermement au pouvoir du collectif, et l’équipe de Valipac en est un bel exemple.

Lieven Stalmans
Group Manager Energy and Climate at Borealis
Président de Valipac